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La polygamie, un rempart contre l’épidémie de sida ?


Mots-Clés / PVVIH

Le Point, Anne Jeanblanc, 19 Janvier 2010

Alors que le multipartenariat sexuel est considéré comme l’une des principales raisons de la propagation de l’épidémie d’infection par le virus du sida   en Afrique, la polygynie (un homme marié à plusieurs femmes, à l’inverse de la polyandrie, les deux étant regroupées sous le terme de polygamie) semble réfréner sa progression dans les pays où elle est d’usage, en circonscrivant la maladie à de petits cercles d’individus. Tel est le résultat d’une étude réalisée par George Reniers, de la Princeton University (New Jersey), et Susan Watkins, de l’University of California de Los Angeles, et publiée dans le dernier numéro de la revue Aids. Ces chercheurs ont mené leurs travaux dans 19 pays africains. "La polygynie est plus courante en Afrique de l’Ouest et centrale qu’en Afrique de l’Est et du Sud, à l’inverse de l’infection par le VIH  ", précisent-ils. Par exemple, près de 50 % des femmes du Burkina Faso sont des co-épouses (prévalence nationale d’infection de 1,6 %), contre environ 4 % en Afrique du Sud (prévalence d’infection de 18,1 %). Globalement, chaque hausse de 1 % du taux de polygynie est liée à une baisse de 0,5 % de la fréquence nationale d’infection par le VIH  . Ce chiffre reste significatif après ajustement avec plusieurs facteurs de confusion, dont le taux de circoncision, celui de population urbaine, l’âge au moment du mariage, la fréquence des relations extraconjugales et celle des infections sexuellement transmissibles.

"La polygynie crée de petits îlots (avec un seul homme en leur centre) dans lesquels le virus est piégé jusqu’à ce que l’une ou plusieurs des épouses commencent une nouvelle relation", en général après la mort de leur mari, expliquent les chercheurs. À l’inverse, le multipartenariat informel crée des réseaux sexuels plus étendus par lesquels le virus se répand plus vite. Au sein même de ces îlots, le VIH  , qui peut faire son entrée avec l’arrivée d’une veuve infectée, circule peut-être moins bien. Dans un mariage polygyne, les relations sexuelles par femme sont moins fréquentes que dans d’autres types de relations, notamment le mariage monogame, d’autant que l’âge du mari y est souvent plus élevé. De plus, ajoutent les auteurs, la polygynie pourrait avoir un effet sur les célibataires, en restreignant l’accès des jeunes hommes aux femmes.


Publié sur OSI Bouaké le mercredi 20 janvier 2010

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La polygamie, un rempart contre l’épidémie de sida ?
22 février 2011, par ouatt   [retour au début des forums]

Si les resultats de ces recherches sont veridiques alors vous voyez à quel point les occidentaux nous ont deroutés.

Ils pretendent toujours que c’est leur culture ou maniere de faire qui est la meilleure, alors que pour nous aussi presente des avantages.

Soyez en sur que ya bcp de choses que nous, africains, avons delaissées au profit de... qui sont