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Fuite des cerveaux : les pays pauvres n’en peuvent plus



Dans la lutte contre la « fuite des cerveaux » qui prive les pays pauvres de leurs personnels de santé qualifiés, un rapport de la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (UNCTAD) épingle le manque de volonté politique des pays développés. Ces derniers sont appelés « à faire quelque chose » contre cet exode. Près de 45% au Liberia, 10% en Zambie, en Ethiopie, en Ouganda… L’hémorragie des personnels de santé est telle que si aucune mesure n’est prise rapidement, les Etats d’Afrique sub-saharienne ne pourront plus sauver leur système de santé. « Ce problème dépasse de loin les seuls pays concernés par la fuite des cerveaux. Les pays riches doivent impérativement prendre des mesures adéquates pour lutter contre ce fléau » prévient Charles Gore, responsable de la recherche et de l’analyse politique à l’UNCTAD et principal auteur du rapport.

Parmi les différentes mesures de sauvetage préconisées, le « soutien aux salaires locaux ». Son principe est simple : les pays riches pourraient « de manière directe ou indirecte », aider les professionnels de santé à rester chez eux en les soutenant financièrement. Des programmes d’incitation au retour sont également mis en avant. « A l’instar de la Grande Bretagne, il serait efficace d’aider les professionnels de santé ayant émigré à rentrer dans leur pays d’origine ». Pour Charles Gore, cela pourrait être possible « en recrutant en contrat à durée déterminée et non pas sur une base permanente comme c’est souvent le cas »…

Source : BMJ, 2007 ; 335 :119


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Publié sur OSI Bouaké le lundi 30 juillet 2007

LES BREVES
DE CETTE RUBRIQUE


> Fuite des cerveaux : les pays pauvres n’en peuvent plus
30 juillet 2007, par Sand   [retour au début des forums]

Non seulement, les pays riches ne souhaitent pas inverser le mouvement mais ils font ce qu’ils peuvent pour encourager un exode dont ils sont les principaux bénéficiaires. La plus simple des illustrations est dans la politique d’immigration "choisie" (rappelons : choisie par le pays d’accueil et non par le candidat à l’émigration) mise en oeuvre par le Président actuel de la France (pas très apprécié en Afrique d’après ce que j’ai entendu en juillet...)